Blog des usagers de la Communauté de Communes de Blavet Bellevue Océan dans le Morbihan.
Trois heures houleuses
Mercredi soir, la réunion publique organisée par la Communauté de communes Blavet-Bellevue-Océan au sujet de la redevance incitative a rassemblé plus de 300 personnes pendant 3 heures, dans la salle Xavier-Grall. Dès le départ, Sylvain Jolesse, du cabinet Synorganis en charge de l'étude et de l'accompagnement du projet, a eu du mal à présenter la démarche. Traité d'« expert mercenaire », il a affirmé : « En 20 ans de réunions publiques, je n'ai jamais vu ça ! », bon nombre de participants usant et abusant d'insultes et de huées.
Un tract virulant
En tant que président, Jean-Yves Le Coq a mis en place la redevance incitative sur la communauté de communes Sèvre, Maine et Goulaine. Il s'est exprimé par l'intermédiaire d'une vidéo : « Cela a été chaud au départ, chaud bouillant : pétitions, la totale ! Maintenant, les gens sont ravis ». Devant la mise en cause de la probité des élus, Fortuné Le Calvé, président de la CCBBO, a eu du mal par moments à rester diplomate, notamment face au tract du Front de gauche, distribué à l'entrée : « La redevance incitative, c'est du vol, du mensonge, et de la manipulation anti-écologique » et face à une habitante particulièrement zélée.
Des représentants par commune
Deux à trois représentants de la vie civile par commune seront donc invités à assister aux réunions sur les ordures ménagères. À Merlevenez, il s'agira de Michel Montfort et d'Alain Buvat. Jean Le Bouille, opposant à Kervignac, à l'origine avec d'autres de la pétition en circulation, a pu exprimer son désaccord sur la tarification envisagée.
Période de test dès juillet
Avant l'effectivité de la redevance au 1 er janvier 2013, la période de test avec facturation à blanc démarrera le 1 er juillet et permettra de mesurer l'implication des usagers. Les camions continueront de passer une fois par semaine, mais le but serait que les tournées soient, à terme, effectuées tous les 15 jours. Une dérogation de la préfecture serait nécessaire. Tout cela permettrait de jouer sur la tarification « de 15 à 30 % ».